Le cygne tuberculé

23 mars 2017 - 19:42

                                     

                      Cygne tuberculé - cycnus olor

 Voici le 1er article sur les oiseaux qui vivent ou que l’on rencontre sur nos cours d’eau.

En effet ce matin quelle ne fut pas ma surprise de rencontrer un couple de cygnes sauvages sur le fleuve Argens ? A défaut de poisson ( j’étais parti aux mulets), je rentre chez moi avec quelques photos de cette belle rencontre.

 

Quelques clics et recherches sur la toile et me voici avec quelques renseignements intéressants confirmant l’adage «on apprend à tout âge» et que je m’empresse de partager avec vous.

Comme vous l’avez compris dans le titre, il s’agit du cygne et plus particulièrement du cygne tuberculé (population 600 000 oiseaux) puisqu’il en existe 6 espèces et deux sous- espèces de part le vaste monde.

Habitat

A l'état sauvage ou en semi-liberté, le cygne tuberculé a besoin d'un territoire assez vaste (1,5 à 4 hectares), qui peut inclure un petit lac ou un étang en entier. En hiver, il est commun sur les eaux maritimes. Il vit dans les baies bien abritées, les marais découverts, les lacs et les étangs, les cours d'eau et les zones côtières. Il a une longévité qui peut aller jusqu’à 20 ans.

Description

Ces oiseaux sont connus pour leur cou courbé (d’où le terme col de cygne). Ils possèdent 24 vertèbres cervicales, le plus grand nombre de tous les vertébrés et leurs belles plumes blanches au nombre de 25 000 chez le cygne adulte.

Ils sont parmi les plus gros oiseaux volants, poids: de 9/13 kg et mesurant 1,60 m environ pour une envergure de 200 à 240 cm. Les plumages de chaque sexe sont similaires, mais les mâles sont généralement plus grands et plus lourds que les femelles.

Le cygne tuberculé est utilisé depuis des siècles comme oiseau d'ornement des plans d'eau, apprécié pour sa grâce et sa beauté ; il orne les plans d'eau des parcs, jardins et domaines de nombreux continents, alors que son aire initiale de reproduction s'étendait depuis l'est de la Chine jusqu'au centre et au nord de l'Europe.

Son cri d’agressivité ressemble à un sifflement de serpent ( souvent pour défendre la proximité de son nid). Il peut infliger un douloureux soufflet avec ses ailes, contrariant la rumeur populaire disant que les cygnes ne peuvent pas " mordre "... Chaque battement d'ailes produit un bruissement ondulant et sonore lorsqu'il est en phase de vol, et ce son peut s'entendre à plusieurs dizaines de mètres. Ce bruit caractéristique remplace chez le cygne tuberculé le cri d'appel existant chez les autres espèces. Il a une vitesse en vol de 85 à 88 km/heure.

Alimentation

Le cygne tuberculé se nourrit essentiellement de matières végétales. Il pâture dans les zones herbeuses et les prairies humides. Il ne dédaigne pas les mollusques ou les insectes aquatiques, capturés à l'aide de son bec capable de filtrer la vase au travers des lamelles.

Reproduction

Le nid, très gros, hors de l'eau, est construit par les deux parents, le mâle apportant les matériaux à la femelle (roseaux et herbes). Entre avril et mai, celle-ci dépose de 5 à 12 oeufs, gris clair, vert clair ou bleu pâle/vert, de 115 x 75 mm pour 340 gr. L'incubation dure environ 36 à 38 jours, essentiellement assurée par la femelle, le mâle surveillant le territoire. Il peut la remplacer quand elle se nourrit, et reprendre l'incubation si elle disparaît (mort ou maladie). Les naissances sont synchronisées sur une période de 26 heures. Les poussins vont à l'eau immédiatement après l'éclosion.Les jeunes sont élevés par les deux parents. La femelle couve les cygnons qui montent souvent sur le dos des adultes, et plus souvent sur leur mère. Les jeunes ont leur plumage complet à l'âge de 60 jours. Ils ne pourront voler qu'au bout de 4 ou 5 mois. Ils atteignent leur maturité sexuelle à l'âge de trois ans. Ils restent avec les parents jusqu'au printemps suivant, période de reproduction.

Le cygne tuberculé est menacé par la contamination due au plomb présent au fond des lacs et des étangs. Ses populations sont stables et il se reproduit très bien en captivité ou semi captivité.

Respectons le.

(sources: le petit Larousse illustré, wikipédia et surtout oiseaux .net)

 

Pascal Brux

Commentaires

Staff
CHARLES FORESTA
CHARLES FORESTA 24 mars 2017 20:40

excellent article PASCAL. Nos sites vont être un exemple , une encyclopédie de la nature , du patrimoine , des loisirs, des fêtes , voir plus ...Bravo.